Bien-être au travail, tout dépend des managers

Légalement tenues d’assurer la bonne santé de leurs collaborateurs, les entreprises cherchent aussi parfois à garantir leur bien-être. Quitte à oublier les fondamentaux : un espace de travail adapté et des relations de confiance.

La qualité de vie au travail est une question sérieuse que  l’embauche d’un « chief happiness officer » ne saurait évacuer de l’agenda des directions générales. Or ces dernières semblent avoir allègrement glissé du prisme de la santé et de la sécurité au travail à celui du bien-être. « La santé est une obligation légale et le bien-être est à l’origine un concept scientifique qui parle de la santé mentale », rappelle Pierre-Eric Sutter, psychologue du travail et auteur de l’ouvrage « Promouvoir le bien-être au travail. »

Le bien-être, un fourre-tout

Quand la langue de Shakespeare distingue la santé mentale « wellness » du bien-être ressenti « well-being », le français fait du bien-être au travail une expression mot fourre-tout, qui englobe aussi le bonheur au travail. Plus précis, le Bureau international du travail inclut dans sa définition la santé physique et mentale, le sentiment de satisfaction et l’épanouissement au travail tout comme les nécessités de répondre aux enjeux de société que sont l’allongement de la vie professionnelle, la féminisation et la lutte contre l’exclusion du marché de l’emploi.

Des approches déclaratives

En France, le coût du mal-être au travail est estimé à 13.440 euros par salarié dans le secteur privé, d’après la dernière étude du cabinet Mozart Consulting. « Le bien-être au travail ne fait l’objet ni d’une obligation légale contrairement à la santé ni de négociation comme la qualité de vie au travail. Mais il nécessite d’établir un état des lieux des conditions de travail pour ensuite mettre en oeuvre des axes d’amélioration », explique Valérie Langevin, experte d’assistance conseil sur les risques psychosociaux à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Et il y a urgence : 75 % des dirigeants interrogés par Viavoice Harmonie Mutuelle en 2018 jugent la prévention des risques professionnels et des troubles psychosociaux comme une priorité, au même titre que l’amélioration des espaces et des conditions matérielles de travail.

Pour prendre le pouls de la situation, l’INRS propose un questionnaire dont les résultats sont ensuite […]

Source : Delphine Iweins – business.lesechos.fr

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