Changer beaucoup de jobs peut-il nuire à notre carrière ?

Job hopper, zappeurs, slasheurs… ils passent rapidement d’un job à l’autre, affichent un CV à rallonge et un profil souvent atypique. Un phénomène qui s’est développé à travers les Millenials, peu enclins à passer l’intégralité de leur carrière au sein de la même entreprise comme le faisaient leurs aînés. Ils sont ainsi 43% à souhaiter changer de travail dans les deux ans. Un chiffre qui grimpe jusqu’à 61% pour la génération Z.

Désir de faire un gap salarial, soif de liberté ou virage professionnel, les collaborateurs d’aujourd’hui ont la bougeotte. Mais est-ce préjudiciable pour une carrière ? Comment valoriser ces multiples expériences ?

Une question de perception

Le zapping est plus ou moins courant selon les secteurs et les métiers. Ceux qui demandent un engagement conséquent ou dont l’accès est réglementé – comme la médecine, le droit ou encore l’administration – voient leurs salariés rester sur des périodes plus longues. Au contraire, il est plus fréquent de voir des changements de postes réguliers dans les univers guidés par des missions au temps prédéfini (conseil, développement), les jobs saisonniers ou mal rémunérés. Dans l’hôtellerie-restaurant par exemple, le turn-over est 2 à 3 fois plus élevé qu’ailleurs et seuls deux tiers des salariés sont dans leur poste depuis plus d’un an.

La perception des recruteurs est également différente selon les secteurs. Dans un cabinet d’audit – où le taux de turn-over est souvent proche des 30% – les recruteurs peuvent trouver un intérêt à intégrer de nouveaux salariés bénéficiant des dernières qualifications dans des domaines pointus. À l’inverse, les zappeurs qui manipulent des données confidentielles ou particulièrement stratégiques peuvent rapidement être écartés des piles de CV. Dans la finance par exemple, 88,5% des DAF français estiment qu’un salarié est considéré comme un zappeur après avoir changé 3 fois de postes sur les 10 dernières années… et 83% se déclarent prêts à éliminer un candidat pour cette raison.

Enfin, les raisons de vos choix pèsent également dans la balance pour votre nouvel employeur : il sera plus facile de justifier quelques papillonnages professionnels à l’étranger pour découvrir de nouvelles cultures… que des infidélités successives en partant systématiquement pour la concurrence.

La clé ? Anticiper et argumenter

Tous les bons recruteurs s’interrogeront et auront besoin de comprendre les raisons de vos postes de courte durée ou de vos changements fréquents. Alors c’est le moment d’assurer ! Soyez prêt à expliquer vos choix et attendez-vous à être questionné sur votre stabilité. Pour autant, ne soyez pas sur la défensive en déroulant une liste d’excuses interminables. Il est compliqué de justifier la cohérence d’un parcours atypique sur un simple CV, le moment de l’entretien est donc votre unique chance de raconter votre histoire professionnelle.

Mais pour cela, il faut vous préparer et anticiper les éventuelles réserves de votre recruteur. Faites ressortir un fil […]

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Source : Marlène – welcometothejungle.co

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