Chatbots RH : comment recruter mieux?

Plus d’info, plus vite, sans le stress du contact recruteur : les chatbots de recrutement enrichissent l’expérience candidat et boostent vos résultats. Interviews de Catherine Pélachaud, chercheuse ès chatbots, et Camille Travers, serial recruteuse!

Les différentes sortes de chatbots de recrutement

Faisons d’abord un zoom arrière. Catherine Pélachaud est spécialiste des chatbots. Elle travaille sur des projets comme les serious games ou la robotique. Psychologie, linguistique, sciences sociales, sciences cognitives font partie des disciplines impliquées dans ses recherches. Elle nous dresse un tableau des différents chatbots :

 Le chatbot textuel : il simule une conversation par message (sites e-commerces, messenger). Le chatbot humanoïde : il prend des traits humains, qu’il soit virtuel (un personnage sur écran) ou réel (un robot) Le chatbot “FAQ” : il répond aux questions qu’on lui pose grâce à une base de connaissances. Le chatbot “Conversation” : il mémorise les interactions pour y faire référence sur le long terme.

Zoom avant : pour le moment, c’est le chatbot textuel de type FAQ qui a fait une large percée dans le monde du recrutement. Pour une raison simple : construire un scénario est déjà un challenge pour les entreprises, et les coûts de développement de bots plus élaborés techniquement sont élevés. S’il est difficile de concevoir des chatbots qui évaluent le candidat, il est relativement simple de scénariser un chatbot textuel avec un “parcours” fermé, qui donne tout de même au candidat les informations qu’il recherche sur votre entreprise.

Chatbots RH : quelles perspectives?

Catherine, vous êtes chercheuse au CNRS spécialisée sur les agents virtuels et conversationnels. Vous expliquez dans un article de Sciences et avenir que les gens se dévoilent plus à un bot qu’à un médecin par exemple. Pourquoi selon-vous?

Il semblerait que les gens ont tendance à se dévoiler plus, à donner des informations qu’ils ne donnent pas aussi facilement à un médecin. Une des interprétations serait que les gens savent que ce sont des agents virtuels, qui ne jugent pas. Pour le recrutement, il faudrait tester. Il faut voir si c’est accepté par les gens d’être évalués par une machine. Dans le cas du psychiatre virtuel, c’était un entraînement, et uniquement pour faire parler. A aucun moment le psychiatre ne faisait un diagnostic. C’est très différent si mon recruteur virtuel prend la décision.

Peut-on avoir l’illusion qu’on parle à un humain lorsqu’on est sur un chatbot textuel?

Ca dépend énormément du domaine d’application. Sur un domaine très très restreint, on peut maintenant bluffer. On y arrive. Mais si vous […]

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Source : Caroline Vincelet – troisvirgulecinq.fr

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