Dress code : comment s’habillent les cadres en 2019 ?

[Portraits] En 2019, le costume-cravate ou le tailleur-chemisier se font rares chez les cadres. Dans la vraie vie, ils et elles sont nombreux à garder le même look en semaine et le week-end. Rencontre avec 5 décideurs qui nous parlent de leur look au quotidien et de l’évolution du dress code au boulot.

Dans la banque : costume, oui, cravate, pas forcément…

Vincent DiermazObligatoire il y a 15 ans, la cravate se fait de plus en plus rare dans l’univers de la banque d’affaires. Même si elle ressort pour certains rendez-vous clients. « Je porte une cravate à l’extérieur quand elle est adaptée à mon interlocuteur », précise Vincent Diernaz, cadre front office à la Société Générale.

Pour un mimétisme parfait, gage d’une relation commerciale facilitée, la cravate est la pièce clé de la communication non verbale. « Ne pas adapter sa tenue à son client peut tendre les échanges inutilement », justifie le banquier.

Encore très encadré, le dress code bancaire respecte quelques règles incontournables : col obligatoire et chemise sobre (toujours dans le pantalon) pour la gent masculine. La chemisette est proscrite. « Moins on montre de chair, mieux c’est, lorsque l’on est un homme », ajoute Vincent Diernaz.  A contrario, les femmes peuvent porter jupe sans collants et manches courtes.
Le costume, quant à lui, reste indispensable, particulièrement pour le top management. Et pour cause. « Les vêtements ont un langage. La veste, épaulée, marque le leadership. C’est sur l’épaule que se portent les galons », remarque Aude Roy, coach en posture professionnelle.

Bouder l’uniforme pour mieux se différencier

Après 27 ans passée dans la banque d’investissement, Laurent D’Arjuzon, ancien cadre supérieur chez BNP Paribas, nous livre une vision légèrement différente. Sa tenue quotidienne : pantalon noir en toile, chemise blanche, chaussures en cuir. Pas de cravate. Une veste à la main, jamais sur le dos. Question de confort et de différenciation souhaitée. « J’ai toujours pensé que l’uniforme était un outil de mise au pas. Ne jamais porter de cravate a toujours dérangé. Je l’ai assumé et même revendiqué », confesse-t-il.

 

 

 

Source : Manuelle Bermann – cadremploi.fr

Lire l’article

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.