Le DRH doit être le gardien du temps long

Dans un contexte de transformation des organisations, d’intégration du numérique et d’optimisation des ressources, la fonction RH doit se repenser.

Pris en étau entre les tâches du quotidien, les imprévus, et la nécessité d’agir sur le long terme, les professionnels RH doivent articuler temps court et temps long, sur fond d’accélération technologique. Analyse avec Michel Barabel, professeur associé à Sciences Po Executive Education.

Pourquoi la question du temps est devenue centrale dans l’entreprise ?

Ces 60 dernières années ont été marquées par l’impact des nouvelles technologies, qui ont bouleversé la notion de temps. Tous les deux ans, la vitesse de traitement des microprocesseurs est multipliée par deux, tout comme la capacité de transmission des informations. La capacité de stockage des informations est, quant à elle, accessible à un coût deux fois moindre. Si ces technologies permettent un gain de temps considérable, elles créent un sentiment d’urgence, ouvrant la voie à un stress permanent chez les collaborateurs.

Les technologies sont-elles seules responsables du stress ?

Elles génèrent de l’inquiétude car elles accroissent la vitesse de diffusion de l’information, et rendent rapidement obsolètes les entreprises, les métiers et les hommes. Cela conduit ces derniers à se former en permanence, défi grisant pour les « serial learners » mais profondément angoissant pour tous les autres.

Les entreprises doivent également se réinventer : si, dans les années 50, elles pouvaient rester 78 ans dans le top 500 des plus performantes, elles n’y restent que 10 ans aujourd’hui. Avec les nouvelles technologies, entreprises et salariés, sont entrées dans […]

Source : Frédérique Guénot – focusrh.com

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