L’effet Matilda, ou quand les hommes s’attribuent les idées des femmes

C’est au début des années 80 que l’historienne des sciences, Maragaret Rossiter, théorise l’effet Matilda : soit le fait que les femmes scientifiques voient souvent leurs découvertes attribuées à des hommes. Un effet qui n’est pas limité au mondes des labos…

Marie Gauthier, Lise Meitner, Trotula de Salerne, Rosalind Franklin, Marietta Blau… Ces noms vous sont probablement inconnus et pourtant toutes ces femmes ont contribué à faire avancer la science. Que ce soit pour la découverte de la structure à double à hélice de la molécule de l’ADN, du chromosome surnuméraire de la trisomie 21 ou encore pour avoir posé les bases de la gynécologie. Outre leurs apports scientifiques, elles ont aussi en commun d’avoir vu leurs travaux attribués à des hommes. Un phénomène qui ne date pas d’hier et qui n’est pas limité aux chercheuses.

Dès 1870, Matilda J. Cage, une auteure américaine féministe et pour l’abolition de l’esclavage, dénonçait dans son livre Woman as Inventor, “la tendance des hommes à s’attribuer les inventions technologiques des femmes”, explique le magazine Philonomist. Mais c’est seulement en 1993 que l’historienne des sciences, Margaret W. Rossiter, reprit et conceptualisa cette idée qu’elle nomma, en son hommage, “effet Matilda”. L’universitaire a ainsi mis en avant la façon dont les femmes scientifiques ont pu voir leur travail attribuer à des collaborateurs masculins ou à leur mari.

Deux exemples sont particulièrement éclairants. Au XIe siècle, Trotula de Salerne, une femme médecin, écrit […]

Source : Cadreo – cadreo.com

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