L’empathie, un outil clé pour le quotidien de travail ?

Dans le quotidien de travail, les attitudes liées aux émotions sont rarement les bienvenues. En effet, les émotions sont souvent jugées « irrationnelles » et incompatibles avec un travail efficace. Or, comme nous l’avons déjà abordé dans de précédents articles (ici ou ), il est essentiel de prêter attention aux émotions et d’apprendre à les réguler, même au sein de l’entreprise. Au-delà de l’attention portée à ses propres émotions, il est aussi très important de considérer les émotions exprimées par autrui et de se placer dans une posture propice à l’interaction. Dans ce contexte, l’empathie est souvent présentée comme un comportement vertueux et bénéfique à l’interaction sociale. Pourtant, il arrive fréquemment de se méprendre sur ce qu’est réellement l’empathie. Le terme empathie est fréquemment utilisé dans le langage courant, quitte à parfois être dévoyé. Qu’est-ce que l’empathie ? Est-elle si bénéfique à nos interactions sociales ? A-t-elle vraiment sa place dans le quotidien de travail ?

L’empathie, une réponse adaptée aux émotions d’autrui

En effet, nous avons souvent tendance à penser qu’être empathique revient à ressentir la même émotion qu’un autre individu. Selon cette définition, être empathique impliquerait par exemple de ressentir de la tristesse face à un collègue triste. Or, d’après la littérature scientifique, ce phénomène correspondrait davantage à ce qu’on nomme la contagion émotionnelle, phénomène qui survient lorsque l’on partage un fou rire par exemple. L’empathie correspondrait plutôt à la capacité de percevoir et comprendre les états émotionnels d’un autre individu, et de ressentir en retour une émotion adaptée. Mais à la différence de la contagion émotionnelle, adaptée ne signifie pas forcément identique. De plus, dans ces situations où l’on fait preuve d’empathie, on doit pouvoir être capable de faire une distinction entre la source de l’émotion (l’autre individu) et soi-même, ce qui n’arrive pas dans la contagion émotionnelle [1]. Ainsi, face à ce même collègue triste, l’empathie reviendrait à détecter sa tristesse mais à se placer dans une posture de réconfort, afin de pouvoir lui apporter du soutien par exemple.

Se mettre à la place de l’autre pour mieux le comprendre

Pour cela, l’empathie nécessite en […]

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Source : Le blog des experts des neurosciences – usinenouvelle.com – Photo © Fotolia

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