En début de carrière, les femmes ont un salaire inférieur de 12 % par rapport aux hommes

L’Apec a publié, en mars 2019, une étude selon laquelle les femmes ne bénéficieraient pas des mêmes conditions d’emploi que les hommes en début de carrière. LinkedIn vient pourtant chambouler ces résultats par leur étude publiée en mai 2019.

Les jeunes femmes ont sensiblement les mêmes chances en matière d’accès à l’emploi en début de carrière. L’entrée sur le marché du travail est égalitaire. Toutefois une étude publiée par LinkedIn en mai 2019 pointe que sur les différences dans la recherche d’emploi, les femmes consultent plus d’offres que les hommes (41% contre 37%). Mais, lorsqu’il s’agit de passer le pas elles ont moins tendance à postuler. Là où les choses se compliquent davantage, c’est lorsque l’on parle du statut ou de la nature du contrat. Selon l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), les hommes sont plus nombreux que les femmes à occuper un emploi durable deux ans après l’obtention de leurs diplômes.

Des inégalités à diplôme égal

Pour l’Apec, quelle que soit la formation, les femmes accèdent moins facilement aux CDI. Des disparités existent et ce dans les mêmes filières. Par exemple, 65 % des jeunes diplômées d’un master universitaire dans le domaine des sciences technologiques accèdent à un contrat à durée indéterminée tandis que les hommes sont 83 % à l’obtenir. Toujours dans le même domaine, le différentiel pour le statut de cadre est marqué : – 18 points au détriment des femmes. Cela engendre une inégalité supplémentaire au niveau des salaires. Leur rémunération brute annuelle est aussi plus faible de 12 % que celle des hommes, ce qui équivaut à 3 700 euros. Les cadres masculins, tous domaines confondus, gagnent 8,5 % de plus que leurs homologues féminines.

Un différentiel remarqué

Dans sa carrière professionnelle, une femme peut également connaître certains “freins invisibles”. Ralentissant son évolution au sein de l’entreprise et réduisant ses chances d’obtenir un poste à responsabilités. Pourtant, LinkedIn assure que les femmes ont 6 % de chances de plus que les hommes d’être embauchés à un poste à responsabilités. Même si le statut de cadre est majoritaire, et ce même pour les femmes, elles sont tout de mêmes moins nombreuses. Selon l’étude de l’Apec, les jeunes femmes optent souvent pour un emploi dit “alimentaire” qui ne correspond pas à leur formation de base. C’est dans le secteur public, des ressources humaines ou de la communication qu’on les retrouve le plus souvent. L’Apec révèle qu’elles se retrouvent souvent concernées et pénalisées par les contrats de travail temporaires jusqu’à l’âge de 35 ans, période où elles sont susceptibles de prendre un congé de maternité. Selon l’étude LinkedIn, les informations concernant la flexibilité du travail et des congés parentaux sont cruciales pour les femmes. Les différences d’éducation, de parcours ou de formation ont pendant très longtemps été tenues pour responsable des inégalités. Cependant, elles n’expliquent pas tout. Ces résultats permettent de relativiser l’hypothèse selon laquelle les choix éducatifs sont à l’origine d’une inégalité femmes/ hommes.

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Source : Mathilde Seifert – courriercadres.com

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