Fidéliser les développeurs : avant tout un challenge pour les ressources humaines

Les développeurs sont considérés comme les stars du marché du travail d’aujourd’hui. Les attirer puis les fidéliser représente un challenge pour les grandes organisations comme pour les startups, surtout que le volume d’offres d’emploi dépasse largement le nombre de candidats.

Cette pénurie interroge évidemment la quantité et les types de formations dédiées à ces métiers en France. Mais elle pose aussi la question, dans les entreprises, des liens qui peuvent être noués avec ces travailleurs décrits très souvent comme des professionnels aux caractéristiques spécifiques. Alors, comment identifier et comprendre ces caractéristiques ? Mobiliser le concept de contrat psychologique peut y aider, comme nous le soulignons dans notre dernier article paru dans la Revue European Management Journal.

Profession développeur

Une immense majorité de développeurs partagent toute une série de points communs : un haut niveau d’expertise, mais aussi et surtout des manières de travailler similaires, à savoir une autonomie forte et la croyance en une régulation entre les membres de la profession. Au quotidien, ces orientations se traduisent, par exemple, par la nécessité de se former en permanence entre pairs pour actualiser et parfaire leurs savoirs. Ils sont aussi motivés par une volonté de résoudre des problèmes et de les penser différemment. Pour ce faire, ils s’insèrent nécessairement dans des réseaux divers qui dépassent les frontières des entreprises, et qui leur permettent d’échanger leurs connaissances afin de continuer à innover (Marks et Scholarios, 2008). En ce sens, ils se distinguent des autres « travailleurs du savoir » pour lesquels l’échange de connaissances est souvent considéré comme « non naturel » (Davenport, 2005). Les développeurs appartiennent ainsi à une communauté qui prend dès lors une place importante, pour créer et développer du savoir, mais aussi pour asseoir la réputation et donc la valeur de certains.

Cette nouvelle profession est finalement souvent l’objet d’une description quasi homogène dans la littérature et dans les médias. Une description selon laquelle les développeurs seraient jeunes et mobiles, « cols dorés », avec des hauts niveaux de revenus, travaillant dans des bureaux modernes, avec leurs propres rythmes de travail (Barrett, 2004) et mus par « la beauté du code ».

Le rôle clef du contrat psychologique chez les développeurs

À côté du contrat formel établi entre les employés et leurs employeurs, se noue un contrat plus subjectif, fait de promesses et de croyances entre les […]

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Source : Géraldine Galindo et Muratbekova-Touron – theconversation.com

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