Ils sont jeunes et ne sont ni en emploi, ni en études. En 2018, on en comptait pas moins de 963.000 (soit 12,9% des 16-25 ans), selon Eurostat. Mais qui sont-ils ? Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas un profil-type de jeunes “NEET” (de l’anglais not in employment, education or training), comme on les appelle. “L’appartenance au groupe des NEET renvoie à des situations économiques et sociales très diverses”, indique l’Injep (Institut national pour la jeunesse et l’éducation populaire) dans son étude sur les ressources et les conditions de vie de ces jeunes.

Il est vrai que les jeunes NEET sont, de manière générale, moins diplômés que les autres. Ils vivent aussi plus souvent chez leurs parents et ont plus fréquemment un handicap reconnu. Ainsi, selon la dernière étude de la Dares, le service statistiques du ministère du Travail, “deux tiers des jeunes sortis du système éducatif au cours du premier cycle de l’enseignement secondaire (au collège) ou ayant abandonné au cours de CAP ou BEP avant la dernière année ne sont ni en emploi, ni en formation.”

Mais lorsqu’on y regarde de plus près, la catégorie des jeunes NEET “regroupe des situations très hétérogènes”, insiste la Dares. Ainsi, à partir de l’Enquête nationale sur les ressources des jeunes réalisée en 2014 par la Drees et l’Insee, l’Injep a pu distinguer cinq groupes d’individus “aux situations sociales contrastées.” Le tout en prenant en compte, notamment, le niveau de diplôme de ces jeunes NEET. Zoom sur ces 5 catégories et sur leurs ressources annuelles*.

Les diplômés de l’enseignement professionnel au chômage de courte durée

De manière générale, ces jeunes NEET vivent encore chez leurs parents (86%). Côté formation, ils disposent quasiment tous d’un diplôme professionnel du secondaire : 70% ont un CAP, un BEP ou un bac pro. Et ces diplômes sont un vrai atout, puisque 81% d’entre eux ont travaillé dans l’année, soit bien plus que toutes les autres catégories de jeunes NEET. Majoritairement orientés vers la recherche d’emploi (70% d’entre eux), 19% d’entre eux ont déjà trouvé un travail, qu’ils débuteront plus tard. Pour ces jeunes, le passage par la catégorie de NEET semble donc être transitoire. Ils ont déjà majoritairement commencé une carrière professionnelle et sont en quête d’insertion plus stable.

La majorité de ces jeunes NEET ayant déjà travaillé dans l’année, c’est sans grande surprise que plus […]

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Source : – capital.fr