La prime mobilité de 400 euros va devenir obligatoire

En mars dernier Elisabeth Borne, ministre des Transports, s’était prononcée en faveur d’une prime mobilité durable versée obligatoirement aux salariés qui effectuent les trajets domicile-travail en covoiturage ou à vélo. C’est désormais chose actée ! C’est le JDD qui révèle cette information dans ses colonnes. Le Premier ministre Edouard Philippe annoncera lundi 6 mai, à l’occasion de la mobilisation nationale pour l’emploi et les transitions, la création d’une prime obligatoire dans les entreprises pour financer les trajets domicile-travail.

Une prime de 400 euros pour les covoitureurs

Dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), les salariés du privé qui utilisent un vélo pour aller au travail peuvent déjà compter sur un chèque de 400 euros par an, dans le cadre d’un forfait mobilité durable. Bientôt, ce forfait mobilité sera donc étendu aux salariés covoitureurs. Auparavant facultatif, il n’était pas applicable dans toutes les entreprises. Le gouvernement souhaite ainsi le rendre obligatoire, donc non soumis à la signature d‘un accord collectif ou à une décision unilatérale de l’employeur.

Ces 400 euros maximum seraient, selon toute vraisemblance, versés aux salariés et fonctionnaires dès 2020 (prime plafonnée à 200€ dans ce cas), sous réserve d’utilisation de moyens de locomotion écologiquement plus responsables, le covoiturage en faisant partie. Une prime qui sera exonérée d’impôts et charges fiscales.

A la charge des employeurs

Pour les employeurs qui ne prenaient pas en charge le coût des transports collectifs, ils devront désormais mettre la main au portefeuille et le faire via cette prime. En d’autres termes, l’obtention de la prime ne sera pas cumulable avec la prise en charge de la moitié des frais de transports en commun.

« Une réponse à l’une des demandes des Gilets jaunes, surtout dans les zones rurales où les salariés n’ont pas d’autres choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler », explique le JDD.

Mais en demandant un nouvel effort aux entreprises pour favoriser le pouvoir d’achat et la mobilité de leurs salariés, le gouvernement risque de se mettre quelques patrons à dos, notamment ceux des TPE/PME..

Voir l’article

Source :

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.