Organisation du travail : bientôt la revanche de l’artisanat ?

Rendus obsolètes et contre-productifs par la révolution digitale,  les modes de management autoritaires ont la vie dure. Comment repenser l’organisation des entreprises vers plus d’autonomie, de créativité et de responsabilité ? Avec leur logique par nature artisanale, les freelances pourraient bien avoir une longueur d’avance.

Les principes de l’organisation scientifique du travail, inventés à l’ère industrielle, font de chaque travailleur une ressource interchangeable et contrôlable. S’ils dominent encore largement le management aujourd’hui, ils sont de plus en plus critiqués et rejetés. Le ras-le-bol des bullshit jobs et l’épidémie de burn out et de bore out en sont les expressions de plus en plus visibles, de même que l’augmentation du nombre de freelances.

Dans l’économie fordiste, il fallait optimiser les processus et standardiser la production. Mais depuis la révolution numérique, la logique artisanale a fait son retour. Les leviers de motivation des travailleurs sont différents : ils rejettent le travail morcelé et la hiérarchie et rêvent de plus d’autonomie, de créativité et de responsabilité au travail, ce qui correspond aux valeurs de l’artisanat que les freelances ont embrassées. Aujourd’hui, les freelances peuvent aider les entreprises à les embrasser à leur tour pour tourner la page de l’économie fordiste.

Avec un petit retour sur l’histoire de l’organisation du travail et les théories sous-jacentes, voici quelques éléments pour mieux comprendre pourquoi le freelancing est un moteur des transformations de l’organisation…

L’héritage du taylorisme

Bien des entreprises sont dominées par l’organisation du travail héritée de l’économie fordiste. Le taylorisme, encore appelé “organisation scientifique du travail” (OST), conduit à une division extrême du travail, un travail “parcellisé”. Les ouvriers ou employés de ces entreprises sont considérés comme de simples exécutants : ces organisations sont conçues comme des machines dont les travailleurs sont les “boulons”. L’OST conduit à faire de chaque travailleur une ressource interchangeable, dont l’entreprise s’efforce d’être aussi […]

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Source :  Laetitia Vitaud – eclaireursdelacom.fr

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