Le respect, actif intangible de l’entreprise

Jamais la notion de respect n’a été autant bafouée que ces dernières années. L’individualisation, l’utilisation des technologies, l’éducation et paradoxalement la judiciarisation à outrance ont modifié les relations et les rapports que nous pouvions entretenir avec nos semblables. Quelle que soit la structure sociale, l’effritement des liens de proximité, et des liens sociaux en général, fait évoluer les représentations du respect.

Incivilités en entreprise

La sphère professionnelle est mise à mal par la hausse des incivilités, ces « petits signes » qui touchent l’individu dans son intégrité, d’une manière ô combien insidieuse qu’on en n’oublie leur gravité. Alors qu’elles sont devenues une des causes principales de l’émiettement du « vivre ensemble », les chiffres sont effrayants. L’Association française des banques a décompté en 2017 un total de 6.130 incidents à l’encontre des collaborateurs travaillant dans les établissements bancaires, soit une augmentation de 15% en un an. A la RATP, les incivilités ont progressé de 24% à l’encontre des conducteurs et de 20% envers les clients et passagers.

Ce constat n’est pas nouveau. Déjà, en 2014, une étude du cabinet Eléas, spécialisé dans la qualité de vie au travail et les risques psycho-sociaux, montrait ainsi la présence quasi quotidienne de cette discourtoisie. Pour les auteurs de l’étude, 42% des salariés s’estimaient exposés aux incivilités et 33% en souffraient et se sentaient affectés personnellement. Ce qui n’est pas sans répercussions sur le fonctionnement de l’entreprise : 75% des salariés considéraient que ces agissements avaient une incidence directe sur leur productivité ainsi que sur leur santé.

Les femmes sont les plus exposées

Les incivilités ciblent particulièrement la gente féminine, lit-on toujours dans l’étude de l’AFB. 64,3% les femmes sont victimes d’ actes irrespectueux alors que les hommes le sont à 35,7%. Au total, « 8 femmes sur 10 ont déjà été confrontées au sexisme au travail » mais, comble de la situation, 56% n’ont pas […]

Source : Richard Delaye – business.lesechos.fr

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