Y a-t-il des métiers d’homme et des métiers de femme ?

Seulement 17% des métiers en France sont vraiment “mixtes”, c’est-à-dire occupés par autant d’hommes que de femmes. Pourtant, de la maternelle au lycée, filles et garçons font les mêmes études. Mais à l’heure de l’orientation, ils et elles ne font pas les mêmes choix. Les métiers auraient-ils un sexe ?

C’est un dialogue ordinaire entre copines devant un lycée :
– Et toi, Jenny, tu veux faire quoi après le bac ?
– Je sais pas, peut-être de la communication
– Mais t’es super bonne en maths pourtant ! Tu pourrais faire ingénieur  ?!
– ça me dit rien, et puis la com, c’est bien pour une femme…

Bien pour une femme ? Bien pour un homme ? Pourtant, en théorie, hommes et femmes sont totalement égaux face aux études, à l’orientation, aux métiers et à l’emploi. Dès le primaire, les filles obtiennent même de meilleurs résultats scolaires que les garçons. Elles redoublent moins, et ont meilleur taux de réussite au brevet et au bac.

Garçons-filles ne font pas les mêmes choix d’orientation

Mais dès la troisième, on observe de grosses différences dans les choix d’orientation. Les garçons sont plus nombreux à choisir l’enseignement professionnel, notamment dans les sections industrielles où les filles sont quasiment absentes.  Dans l’enseignement général et technologique, elles délaissent aussi plus facilement les filières scientifiques et techniques.

Après le bac, cela s’accentue encore : avec un bac techno, 2 garçons sur 3 choisissent une filière professionnelle de type IUT ou BTS, contre moins d’une fille sur 2. Les filles dominent dans les filières paramédicales (85%) et sociales (79%).

Et dans les études longues ? Dans les classes prépa aux grandes écoles, on trouve 74% de filles en filières littéraires, pour 30% seulement en filières scientifiques. Et seulement 29% de filles en écoles d’ingénieurs.
Les filles sont plus nombreuses à l’université où elles se retrouvent majoritaires (à 70 % !) en lettres, langues, sciences du langage et arts, et très minoritaires en sciences (34%) et en technologie (19%).

La sanction des débouchés : les filles se privent de beaux postes de cadres !

Le résultat de tout cela, c’est que les filles ont tendance à se précipiter dans des filières où les débouchés sont rares (sciences humaines, lettres), et à s’interdire une grande partie de secteurs actuellement porteurs pour l’emploi : les carrières scientifiques et technologiques, les postes de cadres dans l’informatique, l’industrie, le bâtiment, l’aéronautique, etc.

Leur insertion professionnelle est donc plus difficile. Puis une fois dans l’emploi, elles sont moins […]

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Source : Michèle Longour – reussirmavie.net

 

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